David Cranf

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Confessions II : Madonna est-elle toujours là ?

Live to tell, La Isla Bonita, Papa don't preach, etc. Madonna a tellement bercé mon adolescence que cela pourrait m'empêcher d'accepter son évolution.

Et pourtant, Frozen déclencha beaucoup d'émotion.

Confessions II, finalement, reste fidèle à des arrangements où l'électronique a la part belle. Et, quand on réécoute les vieux titres, c'est vrai depuis le début.

J'ai commencé par être déçu en écoutant ce dernier album. Déçu par la voix, tellement métamorphosée que je ne retrouve plus la personne que j'ai aimé entendre chanter durant des années (même si Madonna n'a jamais été une chanteuse à voix, mais on s'en fiche, non ?).

Déçu aussi par le côté racoleur, complaisant et, pour le dire avec cruauté, dépassé d'un disque de "dance". Mais qui écoute encore de la "dance" ?

Mon oreille a commencé à s'attarder quand même, car il y a un énorme boulot de production, assez remarquable en fait : les textures, le choix des sons, des ambiances, des transitions, etc. Waouh, quand même !

Et puis, j'ai entendu "Bizarre" et là, je me suis dit que oui, Madonna est toujours là. C'est réconfortant, même si les pépites de ses albums deviennent de plus en plus rares à discerner, on va pas se mentir.

Bizarre boucle la boucle avec les années 80, car son épine dorsale qui apparaît à 0'32'' est un clin d'oeil au munificent Sweet Dreams d'Eurythmics. Sur ce titre, Madonna est accompagné de Martin Garrix, le fameux DJ néerlandais qui avait produit "Animals".

Il n'y a pas que "Bizarre" sur le disque, mais je vous laisse explorer. Me concernant, c'est le titre que j'ai toujours plaisir à réécouter (pour l'instant ;) ).