David Cranf

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Le Filtre

Album · 2023 · 13 titres

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Nous ne sommes que des filtres. Nous essayons de ne retenir que le meilleur du monde qui nous traverse, mais nous ne décidons pas toujours de ce qui nous pénètre. Tant d'émotions, tant de particules ne nous appartiennent pas. Il y a tellement de corps étrangers dont on nous bombarde qu'on aimerait pouvoir refuser. Le premier album de David Cranf nous révèle certains de ces rayons traversants : l'adolescence (Petit Grizzly et Kessta Salefepa), la famille (Nénuphar et Ils sont derrière toi), la violence (Le Filtre, Ragoût d'Ego et Les Mutations), la bêtise (L'Homme défoule), la technoscience (La Race des géants), etc. Toutes ces particules étrangères nous incitent à revenir en nous-mêmes, accepter l'introspection, faire le bilan de nos vies (L'Ecart et Lomkikour), nous régénérer par les pensées lubriques (Le Papillon venimeux), pour, enfin, rechercher le réconfort dans le sourire des belles âmes croisées du fait du hasard (Marie Laine). Après deux EP, David Cranf signe son premier album en co-réalisation avec Xavier Janda, ingénieur du son. Stéphane Bihan, fondateur du label de blues Yokatta Brothers, a posé son saxophone sur "Ragoût d'Ego". L'album a été mixé et produit par David et Xavier en home studio, mixé pour une autre part au Studio du Bras d'Or de Boulogne-sur-Mer avec Bruno Dupont, puis enfin masterisé en Belgique chez Electric Studio par Alan Ward. L'artwork de la pochette comporte une création originale d'Éloïse Oddos, illustratrice (Nantes), qui a livré sa propre lecture visuelle de ce premier opus.

Titres : infos et paroles

Petit Grizzly

Vous imaginez bien qu’être artiste, c’est répéter sans cesse. Pour l’entourage, ça peut devenir rasoir. « Petit Grizzly » est partie de là. Elle raconte cet âge, la dizaine, où l’on balance entre l’enfance et l’adolescence, sans trop prendre de pincettes avec ses parents.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son), Sophie Fourdinier (Réalisatrice du clip)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Je suis sur un seuil bouleversant J’ai une dizaine au bout de mes dents Mon caractère est stupéfiant J’fracasse objets, frangins, parents J’ai des passions intolérantes Quand je parle d’art, j’suis pas marrante Picasso fait du gribouillage J’fais beaucoup mieux même à mon âge Toutes les chanteuses sont des casseroles Sauf J & A, dont je suis folle J’aime pas ta musique de connard Tes casseroles ton tintamarre J’aime pas ta musique de connard T’es démodé t’es qu’un ringard J’aime pas ta musique de connard À côté d’Angèle, t’es qu’un barbare J’aime pas ta musique de connard À côté de Jane, tu fous la haine …tu fous la haine Au bahut mon prof’ de hip-hop M’traite de « gamine », ce roi du flop J’ai décroché de « La Reine des neiges » Faut qu’il arrête, sinon j’le crève Mon image de jolie ballerine Plantée sur ses p’tites jambes fines Occulte un terrible grizzly Prêt à vous jeter dans les orties Toutes les chanteuses sont des casseroles Sauf J & A, dont je suis folle J’aime pas ta musique de connard Tes casseroles ton tintamarre J’aime pas ta musique de connard T’es démodé t’es qu’un ringard J’aime pas ta musique de connard À côté d’Angèle, t’es qu’un barbare J’aime pas ta musique de connard À côté de Jane, tu fous la haine …tu fous la haine Au fond avoir un père chanteur C’est mieux qu’un papa footballeur On oppose nos détestations Mais nos rejets sont très profonds Voici venir le Grizzly…

Le Papillon venimeux

Un bien étrange chant que celui du papillon venimeux, qui ne vit que pour sucer le suc des corolles. Méfiez-vous ! Car, il aura tôt fait de se poser sur votre épiderme. Il ne suffira pas d’une tapette à mouches pour vous débarrasser de cet insecte lubrique.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Connais-tu le chant Du papillon venimeux Qui ne vit que pour sucer Le suc des corolles Il a trouvé Une étrange manière d’être heureux Ce n’est que pour tuer Son prochain qu’il prend son vol Il pose doucement sa trompe Sur de délicats pistils Sa marque immonde Est bien sûr indélébile Veux-tu savoir À cette heure ce qu’il fait Nul ne sait Mais peut-être s’est-il dans tes cheveux... ...accroché (ad lib) J’entends le cri Du papillon venimeux Posé sur toi Sa trompe immonde sur ton bras Ne tremble pas Tu pourrais bien l’effrayer Il n’aurait alors de cesse De te tuer Je chante pour toi Le papillon venimeux Il faut que tu saches Qu’il n’a ni loi ni dieu Un bon conseil Regarde bien sous ton lit On ne sait jamais Peut-être va-t-il te piquer... ... toute la nuit (ad lib) "- Le papillon ! Le papillon ! Le papillon s’est échappé ! - Quoi ! Échappé !... Mais pauvre fou, nous sommes perdus..."

Le Filtre

Coup de poing techno, David Cranf placarde à 140 bpm un manifeste hyperconscient. ‘Le Filtre’ élève son cri contre la brutalité du monde contemporain sous toutes ses formes, de la domination de genre à la peste chimique, en passant par les soumissions politiques ou religieuses. Ainsi bombardé, l’individu devient à son corps défendant ‘un filtre, fruit de circonstances’.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son), Cédric Masset (Réalisateur)

Paroles

David Lefranc (parolier)

Le sexe nous traverse L’angoisse nous pénètre La famille nous conserve Mais le genre nous adresse La politique nous rabaisse La vérité nous agresse La religion nous traverse Le mensonge nous transperce Le fric nous traverse Les clodos se déversent La hiérarchie étiquette Le travail nous émiette Les nourritures nous traversent La chimie nous pénètre Les animaux nous traversent Le plastique nous digère Je ne suis qu’un filtre Fruit de circonstances J’avale des décalitres Qui façonnent ma trogne Même toi tu n’es qu’un filtre Fruit de circonstances Tu ne retiens que l’élite Bombardé sans vergogne Les images nous traversent La connerie nous pénètre Le tissu nous caresse Mais le luxe nous pénètre Les paysages nous traversent La franchise se décrète C’est le monde qu’on traverse Et le gasoil qu’on ingère Les fantasmes nous traversent Les pervers nous renversent Les phallus nous soumettent Les massacres nous enterrent Les enfants nous bouleversent Mais les masses nous agressent Toute la science nous traverse Du plutonium dans l’urètre Je ne suis qu’un filtre Fruit de circonstances J’avale des décalitres Qui façonnent ma trogne Même toi tu n’es qu’un filtre Fruit de circonstances Tu ne retiens que l’élite Bombardé sans vergogne La candeur nous traverse Mais la haine nous pénètre Le réseau est en liesse Mais l’humain est en laisse

L'Homme défoule

L'Homme défoule a été écrite en 2001, alors que le gouvernement français amorçait un tournant sécuritaire très marqué. Cette soif d'ordre, où pouvait-elle nous mener ? Que deviendraient nos libertés ? Finalement, cette chanson exprime le pressentiment de la montée du populisme, cette fièvre des édiles galvanisant le magma de ceux qui en ont marre d'à peu près tout. Un arrangement funky nonchalant exprime leur désinvolture.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Ma conscience sauvera l’espèce L’espèce humaine Amen Je ne crains que les chrysanthèmes Posés près de mon visage blême Je ne réfléchis qu’en retard C’est le remord qui nous sépare Je donne ma voix pour la sécurité Et puis j’adore être dirigé Je suis l’homme défoule Il n’y a que la guerre qui me défoule La misère me fait un peu peur Pardon ! Je n’ai pas le goût du malheur Mais ma souffrance mérite considération Pour ceux qui me gouvernent comme un pion Que les femmes se soumettent à mes envies Que les homos prennent rendez-vous chez le psy Et tous ces jeunes désœuvrés Seraient bien avisés de se calmer Je suis l’homme défoule Il n’y a que la guerre qui me défoule (bis) J’apprécie le journal télévisé Car il me soulage de trop penser Je mange de la confiture de bons sentiments Étalés sur mes tartines d’excréments J’adule le bon sens populaire Je sanctifie mes instincts grégaires Êtes-vous si sûr de ne m’avoir jamais vu Moi je vous connais on habite la même avenue Je suis l’homme défoule Il n’y a que la guerre qui me défoule Et vogue la marine... (ad lib)

Ragoût d'Ego

2003, début de la guerre en Irak. Cette chanson vient en réaction à la prétention militaire américaine. Mais, au fond, c’est bien le procès de l’individualisme forcené qu’elle instruit par la grâce d’un arrangement soul magnifiquement servi par le saxophone du bluesman Stéphane Bihan (Yokatta Records).

Artistes : David Cranf, Stéphane Bihan (featuring)

Auteurs : David Lefranc (parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Stéphane Bihan (saxophone), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (parolier)

Je cuisine mon ragoût d’ego A la sauce « jamais trop » Mes sentences sont indispensables Au bon équilibre de mes semblables L’exhibition de mes acquisitions Me procure jouissance et grands frissons Tous ces objets chèrement payés Sont le reflet de ma personnalité Ma vie n’appartient qu’à moi Je veux donc je suis / Au diable les interdits Ma vie n’appartient qu’à moi Mes vœux déifient tant ma chair que mon esprit Je confie mon pouvoir la nuit tombée Aux morts-vivants qui dispensent l’égalité Ces braves pantins défendent mes privilèges Et forment à mes yeux un pieux cortège Mais les rayons de l’astre solaire ne reparaissent plus Et soudain c’est la guerre Je prête la main à l’érection d’un empire Au monde imposé mais pour mieux « prévenir » Ma vie n’appartient qu’à moi Je veux donc je suis / Au diable les interdits Ma vie n’appartient qu’à moi Mes vœux déifient tant ma chair que mon esprit Imperceptiblement on évolue Ce sont des fusils que je salue Des milliers de bottes sont dépêchées Pour pacifier l’humanité en danger Ma vie n’appartient qu’à moi Je veux donc je suis / Au diable les interdits Ma vie n’appartient qu’à moi Mes vœux déifient tant ma chair que mon esprit Je plante entre les gens l’axe central Qui me préserve des forces du mal

La Race des géants

Tout au long des années 90 et 2000, les questions de bioéthique devinrent de plus en plus sensibles. Elle est née à cette époque. La chanson imagine une "race des géants", une race humaine modifiée, où l'on greffe des ailes dans le dos des hommes et des femmes. Serait-ce un bien, si nous pouvions "éditer" nos corps comme on le fait avec un traitement de textes ? La technoscience nous encourage à élargir le champ des possibles, au risque de renier la vie telle que les humains la connurent des millénaires durant. Quel sens aura la vie pour cette "race des géants" ? Résolument futuriste, l’arrangement rend hommage au Vangelis (1943-2022) de Bladerunner sur un rythme soul-funk.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, choeurs, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

On entre Dans la nuit perpétuelle On fait des gens Avec des bouts de ficelle On glisse Dans nos panoplies d’immortels Macro-silences Et micro-scalpels On entre Dans la nuit perpétuelle On ne choisit pas son nom Mais la taille de sa cervelle On programme De beaux rêves sensationnels Des temps anciens Où l’on volait sans ailes Souffrira-t-on moins qu’avant Tout mystère à néant Notre justice à l’encan Tout mystère à néant Chez la race des géants Ils rêvent D’une vie perpétuelle Sans heurts ni maux Ni varicelle La calculette Remplace la lune de miel Union d’amour A but industriel Souffrira-t-on moins qu’avant Tout mystère à néant Notre justice à l’encan Tout mystère à néant Aimera-t-on mieux qu’avant Tout mystère à néant En choisissant les enfants De la race des géants Le goût de vivre à néant Chez la race des géants

Nénuphar

Nénuphar propose une visite guidée de la paranoïa masculine, celle qui mène à l’inconduite, mais surtout à la solitude et à la tristesse. La chanson est menée sur un tambour battant, un tambour de guerre irradié de sonorités électroniques, précisant les contours de cette peinture affolée de la psychologie d’un homme furieux.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son), Cédric Masset (Réalisateur)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Nos mères nous mentent Nos pères s’inventent L’électro est ménager Le foyer nous a fossoyé Tu m’as attiré dans ton traquenard J’étais attiré par ton nénuphar La sueur donne du labeur La crasse occupe les ratons laveurs On partage des pains de glycérine Au lieu de touiller l’albumine Tu m’as attiré dans ton traquenard J’étais attiré par ton nénuphar Eux se construisent contre nous Eux nous exigent malgré tout Ils règlent notre métronome Censurent nos journées de Sodome Tu m’as attiré dans ton traquenard J’étais attiré par ton nénuphar Tu m’as attiré dans ton traquenard Je n’ai plus revu ton nénuphar

Ils sont derrière toi

La roue tourne. Les rôles s’échangent. Les enfants d’aujourd’hui sont les rabat-joie de demain. "Ils sont derrière toi" a été écrite il y a bien longtemps, justement avant que cette fameuse roue ne tourne. Hier, elle clamait la révolte d'un jeune contre ses parents. Aujourd’hui, elle interroge le déséquilibre émotionnel de l’adolescence sur un rythme pop aussi haletant et entraînant que la vie elle-même. Qui aurait vous envie de défendre à la fin : les enfants ou leurs parents ?

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

On commence par les tuer Avant de les aimer C’est ainsi que va la vie Ainsi qu’elle nous trahit Un seul désir pour deux Et te voilà enfant Dieu À contempler la sécheresse D’un amour somnifère Les revoilà qu’on vénère Tant ils sont bons Les revoilà ceux qu’on vénère À la maison Ils jouent leur propre chair Sans compassion Ils saccagent ton univers À coups de « non, non, non, non, non » Échappe toi, écarte toi, enlève toi Ou tu mourras Échappe toi, enlève toi Ils sont là derrière toi Au premier jour de ta vie Et jusqu’au dernier Leur influence aura pris soin De te traumatiser Tes petits yeux cligneront En mille sémaphores Quand tu comprendras qu’ils seront Ton seul décor Homme, femme, chien ou plante Sous leur influence Sont condamnés à créer Une bienfaisante distance Quoique de bons génies Clament l’Eurêka A grands coups de Dieu, Krishna, Vishnou Et cætera ! Échappe toi, écarte toi, enlève toi Ou tu mourras Échappe toi, enlève toi Ils sont là derrière toi

Kessta Salefepa

Kesseta Salefepa ! s'exclame le locuteur de ce titre quasi-urbain, conçu par David Cranf comme un hymne à la jeunesse d'aujourd'hui. Celle qui se dote d'anti-héros oscillant entre la figure d'un guerrier terrible et celle d'un clown immature et dérisoire. Cette jeunesse qui, comme toutes les précédentes, se construit contre ses prédécesseurs, qui espère être moins compromise à l'âge adulte, qui tend vers plus de lumière - et qui prétend croire à tout cela.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, choeurs, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Tu kiffes les grabataires Les trucs qui sentent la pisse Bloqué sur Depeche Mode Tu t’étonnes qu’j’réagisse Tu n’aimes pas mon accent Tu n’aimes pas mes BD Tu m’fais la war pour que j’grandisse Mais moi j’voudrais la peace Kessta Sallefepa Sapé comme mémé Faut m’saper comme mémé Même mes cheveux qui dépassent Faudrait pas les laquer "Tu lis ça ! t’écoute ça !" J’m’en bas les c... d’ta culture On t’a jeté du futur Tu m’fais ierch j’t’l’jure Kessta Sallefepa La musique urbaine Tu la mets à la benne Tu crois que quand t’aimes le rap C’est qu’tu veux tuer le pape ! L’esthétique a changé Faut sortir dans la rue Moi ta France de Maurras Dis lui bien que j’nique sa race Kessta Sallefepa

Les Mutations

Le loup-garou : ce motif de série Z fournit la matière d'une chanson écrite au début des années 1990. Bien des années plus tard, les paroles conservent un venin qui se répand bien au-delà de l'évocation cinématographique d'une transformation horrifique. De quelles mutations parle-t-on ici ? De celles qui amènent une personne à prendre la chemin de la terreur ? ou de ces mutations qui nous font osciller entre les deux bornes inatteignables du masculin et du féminin ? ou des deux à la fois ? Car, au fond, la force des Mutations est de questionner l'origine de la violence.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, choeurs, co-réalisateur, scénariste, réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (Ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son), Sophie Fourdinier (co-réalisatrice)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Morte plume De l’oiseau lumineux Quand les ombres Griffent les dieux Insécurité magique Devenir dangereux Hurler à l’astre clair Se sentir mieux Morte lune Et linceul vaporeux Fondent sur moi En écueils hideux Pelage horrifique Et canines de feu La mémoire déserte Le bleu de mes yeux Changer je veux Être fou Les mutations Se perdent en contradictions Elles sont la sève Flagellant mes veines Être nu Et visible à la fois Pattes velues Courent agiles vers toi Lycanthrope J’en rêve Depuis des années Car telle est ma destinée Changer je veux Être fou Les mutations Se perdent en contradictions Elles sont la sève Flagellant mes veines

L'Écart

8 août 2019, Granby quelque part entre Québec et Montréal : des baskets jaunes clapotaient sur un trottoir canadien à la nuit noire. La mélodie de l'Ecart venait. De retour en France, c'est une chanson pleine d'émotions qui est née de cette immersion parmi les jeunes artistes du Festival International de la Chanson Francophone. Ignorant tous les écarts d'âge, de culture, d'esthétique, la musique met tout le monde au même niveau, celui de la vie qui file à toute allure.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

La jeunesse étincelle De sa nuque adorable Je mesure l’écart Le champ des possibles Passe devant ma vitrine Je mesure l’écart Mais où va la beauté ? Ne peut-elle rester Sur les visages ? On ne conçoit pas la fin Quand on croise en chemin La grâce du bel âge Les poumons se compriment Le toucher illumine Je mesure l’écart Dans l’atelier médusé La question s’est posée Je mesure l’écart Mais où va la beauté ? Ne peut-elle rester Sur les visages ? On ne conçoit pas la fin Quand on croise en chemin La grâce du bel âge Les humains se segmentent Aux douze coups de minuit Je mesure l’écart Et quand l’écart m’avalera J’aimerais que tu penses à toi Mesure l’écart

Lomkikour

Nos jours s'écoulent, sans trêve. Nous courons à droite, à gauche, en haut, en bas et à reculons, dans le grand étourdissement de toutes nos charges, de toutes nos préoccupations. Serait-ce une fuite en avant ? Peut-être pas. L'homme qui court, c'est juste un homme pour qui la vie ne suffit pas. Allez savoir ce qu'on peut bien aller chercher en dehors de la vie elle-même ? La consolation du souvenir de notre passage sur terre ? C'est une chanson magnifiquement dérisoire que celle-ci, bercée de flashbacks indéchiffrables et d'une mélancolie métaphysique.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (Parolier, compositeur)

Production : David Lefranc (chant, choeurs, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Tu gaves le mange-disque Goya, Carlos, Chedid Tu comptes plus les Michel Qui plantent leurs ritournelles Ton cousin bigtrackes Et tchouktchouknougattes L’Amstrad te laisse béat Y a une couleur pour chacun de tes doigts Et tu deviens… Lomkikour (ter) Et qui s’arrête pas Lomkikour (ter) Et qui ne meurt pas Ton patron est en carton Tu l’taillades à coups de cutter C’est toi le maître du donjon Lovecraft règne sur tes peurs Grichka sort son loup Et te glace le sang Jerry Lewis Renverse les alambiques Et tu deviens... Lomkikour (ter) Et qui s’arrête pas Lomkikour (ter) Et qui ne meurt pas Chausses les tuyaux de poil Dans leur débarras Jaune le martinet Azur est l’escalier Et tu deviens… Lomkikour (ter) Et qui s’arrête pas Lomkikour (ter) Et qui ne meurt pas

Marie Laine

Marie, je l’ai rencontrée à Granby. Elle est artiste-peintre. Elle m’a donné tellement de courage, tellement de force, tellement de bonté et d’optimisme. Je lui devais bien cette chanson, qui est une sorte de carnet de voyage artistique et émotionnel.

Artistes : David Cranf

Auteurs : David Lefranc (parolier, compositeurs)

Production : David Lefranc (piano, chant, co-réalisateur), Xavier Janda (co-réalisateur), Alan Ward (ingénieur mastering), Bruno Dupont (ingénieur du son)

Paroles

David Lefranc (parolier)

J’aime l’atelier de Marie Laine Y a plein d’enfants y a plein d’artistes Elle va pas écornifler les Saints Marie Laine Elle cuisine bien le jardin noir Elle a son André Marie Laine Elle a son géant qu’aime le pétillant Si t’as jamais vu Marie Laine C’est qu’t’as pas traversé l’océan Quand elle t’embrasse Marie Laine C’est des deux bras c’est pas semblant On est tous des mannequins de Marie Laine Elle nous rend sages comme des images Moi j’ai chanté pour Marie Laine Dans le salon espionné pour de bon Elle aime son Québec Marie Laine Elle aime les p’tits suisses et l’île d’Orléans Quand je pense à Marie Laine Je pense à la vie j’entends cette chanson… … et je retrouve son salon