David Cranf

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Pochette de Le Filtre | Live 26.01.23

Le Filtre | Live 26.01.23

Live Album · 2024 · 4 titres

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Le 26 janvier 2023, David Cranf fêtait la sortie de son premier album "Le Filtre" au Musée de l'Histoire de la vie foraine de Sainte-Catherine (62). Ce fut une occasion de retrouver sur scène à ses côtés DJ Sly, Betty Patural (guitare électrique) et Stéphane Bihan (saxophone). Xavier Janda, co-réalisateur de l'album, dirigea la console de mixage en assurant la sonorisation. Ce disque est issu de la captation de cet événement bigarré, décalé et festif, remixé par David Cranf et masterisé à Bruxelles par l'ingénieur du son Alan Ward (Electric City). Vous retrouverez en couverture ou dans les galeries des chansons les splendides photographies de Gildas Lepetit-Castel, Jean-Louis et Yves Jamez.

Titres : infos et paroles

Le Papillon venimeux — Live

Un bien étrange chant que celui du papillon venimeux, qui ne vit que pour sucer le suc des corolles. Méfiez-vous ! Car, il aura tôt fait de se poser sur votre épiderme. Il ne suffira pas d’une tapette à mouches pour vous débarrasser de cet insecte lubrique. Cette version est issue de la captation de la release party du 26 janvier 2023 au Musée de l'Histoire de la vie foraine de Sainte-Catherine (62).

Artistes : David Cranf, Betty Patural (featuring)

Auteurs : David Lefranc (Parolier, Compositeur)

Production : Betty Patural (Guitare électrique), David Lefranc (Chant), Slimane Moussa (Djying), Alan Ward (Mastering), Xavier Janda (Sonorisation), Jean-Louis Elan (Photographies des galeries), Yves Jamez (Photographies des galeries)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

Connais-tu le chant Du papillon venimeux Qui ne vit que pour sucer Le suc des corolles Il a trouvé Une étrange manière d’être heureux Ce n’est que pour tuer Son prochain qu’il prend son vol Il pose doucement sa trompe Sur de délicats pistils Sa marque immonde Est bien sûr indélébile Veux-tu savoir À cette heure ce qu’il fait Nul ne sait Mais peut-être s’est-il dans tes cheveux... ...accroché (ad lib) J’entends le cri Du papillon venimeux Posé sur toi Sa trompe immonde sur ton bras Ne tremble pas Tu pourrais bien l’effrayer Il n’aurait alors de cesse De te tuer Je chante pour toi Le papillon venimeux Il faut que tu saches Qu’il n’a ni loi ni dieu Un bon conseil Regarde bien sous ton lit On ne sait jamais Peut-être va-t-il te piquer... ... toute la nuit (ad lib) "- Le papillon ! Le papillon ! Le papillon s’est échappé ! - Quoi ! Échappé !... Mais pauvre fou, nous sommes perdus..."

Ragoût d'Ego — Live

2003, début de la guerre en Irak. Cette chanson vient en réaction à la prétention militaire américaine. Mais, au fond, c’est bien le procès de l’individualisme forcené qu’elle instruit par la grâce d’un arrangement soul magnifiquement servi par le saxophone du bluesman Stéphane Bihan (Yokatta Records) et les guitares de Betty Patural (Sainte-Aube). Cette version est issue de la captation de la release party du 26 janvier 2023 au Musée de l'Histoire de la vie foraine de Sainte-Catherine (62).

Artistes : David Cranf, Betty Patural (featuring), Stéphane Bihan (featuring)

Auteurs : David Lefranc (parolier, Compositeur)

Production : Betty Patural (Guitare électrique), David Lefranc (Chant), Stéphane Bihan (Saxophone), Alan Ward (Mastering), Xavier Janda (Sonorisation), Jean-Louis Elan (Photographies des galeries), Yves Jamez (Photographies des galeries)

Paroles

David Lefranc (parolier)

Je cuisine mon ragoût d’ego A la sauce « jamais trop » Mes sentences sont indispensables Au bon équilibre de mes semblables L’exhibition de mes acquisitions Me procure jouissance et grands frissons Tous ces objets chèrement payés Sont le reflet de ma personnalité Ma vie n’appartient qu’à moi Je veux donc je suis / Au diable les interdits Ma vie n’appartient qu’à moi Mes vœux déifient tant ma chair que mon esprit Je confie mon pouvoir la nuit tombée Aux morts-vivants qui dispensent l’égalité Ces braves pantins défendent mes privilèges Et forment à mes yeux un pieux cortège Mais les rayons de l’astre solaire ne reparaissent plus Et soudain c’est la guerre Je prête la main à l’érection d’un empire Au monde imposé mais pour mieux « prévenir » Ma vie n’appartient qu’à moi Je veux donc je suis / Au diable les interdits Ma vie n’appartient qu’à moi Mes vœux déifient tant ma chair que mon esprit Imperceptiblement on évolue Ce sont des fusils que je salue Des milliers de bottes sont dépêchées Pour pacifier l’humanité en danger Ma vie n’appartient qu’à moi Je veux donc je suis / Au diable les interdits Ma vie n’appartient qu’à moi Mes vœux déifient tant ma chair que mon esprit Je plante entre les gens l’axe central Qui me préserve des forces du mal

La Race des géants — Live

Tout au long des années 90 et 2000, les questions de bioéthique devinrent de plus en plus sensibles. Elle est née à cette époque. La chanson imagine une "race des géants", une race humaine modifiée, où l'on greffe des ailes dans le dos des hommes et des femmes. Serait-ce un bien, si nous pouvions "éditer" nos corps comme on le fait avec un traitement de textes ? La technoscience nous encourage à élargir le champ des possibles, au risque de renier la vie telle que les humains la connurent des millénaires durant. Quel sens aura la vie pour cette "race des géants" ? Résolument futuriste, l’arrangement rend hommage au Vangelis (1943-2022) de Bladerunner sur un rythme soul-funk. Cette version est issue de la captation de la release party du 26 janvier 2023 au Musée de l'Histoire de la vie foraine de Sainte-Catherine (62).

Artistes : David Cranf, Betty Patural (featuring)

Auteurs : David Lefranc (Parolier, Compositeur)

Production : Betty Patural (Guitare électrique), David Lefranc (Chant), Slimane Moussa (Djying), Alan Ward (Mastering), Xavier Janda (Sonorisation), Jean-Louis Elan (Photographies des galeries), Yves Jamez (Photographies des galeries)

Paroles

David Lefranc (Parolier)

On entre Dans la nuit perpétuelle On fait des gens Avec des bouts de ficelle On glisse Dans nos panoplies d’immortels Macro-silences Et micro-scalpels On entre Dans la nuit perpétuelle On ne choisit pas son nom Mais la taille de sa cervelle On programme De beaux rêves sensationnels Des temps anciens Où l’on volait sans ailes Souffrira-t-on moins qu’avant Tout mystère à néant Notre justice à l’encan Tout mystère à néant Chez la race des géants Ils rêvent D’une vie perpétuelle Sans heurts ni maux Ni varicelle La calculette Remplace la lune de miel Union d’amour A but industriel Souffrira-t-on moins qu’avant Tout mystère à néant Notre justice à l’encan Tout mystère à néant Aimera-t-on mieux qu’avant Tout mystère à néant En choisissant les enfants De la race des géants Le goût de vivre à néant Chez la race des géants

Le Filtre — Live

Coup de poing techno, David Cranf placarde à 140 bpm un manifeste hyperconscient. ‘Le Filtre’ élève son cri contre la brutalité du monde contemporain sous toutes ses formes, de la domination de genre à la peste chimique, en passant par les soumissions politiques ou religieuses. Ainsi bombardé, l’individu devient à son corps défendant ‘un filtre, fruit de circonstances’. Bénéficiant des guitares de Betty Patural et du saxophone de Stéphane Bihan, cette version longue est issue de la captation de la release party du 26 janvier 2023 au Musée de l'Histoire de la vie foraine de Sainte-Catherine (62).

Artistes : David Cranf, Betty Patural (featuring), Stéphane Bihan (featuring)

Auteurs : David Lefranc (parolier, Compositeur)

Production : Betty Patural (Guitare électrique), David Lefranc (Chant), Slimane Moussa (Djying), Stéphane Bihan (Saxophone), Alan Ward (Mastering), Xavier Janda (Sonorisation), Jean-Louis Elan (Photographies des galeries), Yves Jamez (Photographies des galeries)

Paroles

David Lefranc (parolier)

Le sexe nous traverse L’angoisse nous pénètre La famille nous conserve Mais le genre nous adresse La politique nous rabaisse La vérité nous agresse La religion nous traverse Le mensonge nous transperce Le fric nous traverse Les clodos se déversent La hiérarchie étiquette Le travail nous émiette Les nourritures nous traversent La chimie nous pénètre Les animaux nous traversent Le plastique nous digère Je ne suis qu’un filtre Fruit de circonstances J’avale des décalitres Qui façonnent ma trogne Même toi tu n’es qu’un filtre Fruit de circonstances Tu ne retiens que l’élite Bombardé sans vergogne Les images nous traversent La connerie nous pénètre Le tissu nous caresse Mais le luxe nous pénètre Les paysages nous traversent La franchise se décrète C’est le monde qu’on traverse Et le gasoil qu’on ingère Les fantasmes nous traversent Les pervers nous renversent Les phallus nous soumettent Les massacres nous enterrent Les enfants nous bouleversent Mais les masses nous agressent Toute la science nous traverse Du plutonium dans l’urètre Je ne suis qu’un filtre Fruit de circonstances J’avale des décalitres Qui façonnent ma trogne Même toi tu n’es qu’un filtre Fruit de circonstances Tu ne retiens que l’élite Bombardé sans vergogne La candeur nous traverse Mais la haine nous pénètre Le réseau est en liesse Mais l’humain est en laisse